lundi 29 janvier 2007

Le Docteur y sera


Le Dr. Snob ne fait pas que chier sur la culture. Parfois il l'aime, surtout lorsqu'elle prend elle-même la forme d'un tas de marde. La Cinémathèque québécoise présentera le classique de John Waters "Polyester", en version doublée au Québec (avec les voix, entre autres, de Jean-Louis Millette, Normand Brathwaite, Mario Lirette et Louise Portal) dans le cadre de la Nuit blanche de Montréal en lumière. Et en plus, le film est présenté en odorama, avec les même cartes "scratch and sniff" qui étaient distribués aux spectateurs lors de la présentation originale en salle!!! C'est gratuit et les cartes coûtent 1$. Ça se passe le 3 mars à 22h, 23h30 ou 1h. Oh que j'ai hâte.

Voici le lien:
http://www.cinematheque.qc.ca/affiche/projections.html

L'industrie culturelle au Québec

Pierre Paquet, président-éditeur de l'hebdomadaire Voir, dans le cahier spécial Voir Montréal 20 ans.

"Nous devons au milieu culturel du Québec de continuer à être un partenaire fiable, consciencieux et honnête, qui ne fait pas de production artistique ni de gestion des arts, mais qui communique le mieux possible à un public affamé cette merveilleuse offre culturelle dont nous bénéficions au Québec, malgré la petitesse de notre marché".

Si le Dr. Snob a bien compris, le "milieu culturel" d'ici ne fait surtout pas de production, ni de gestion, donc il est tout sauf une industrie, mais d'un autre côté, il est un "partenaire" et fait dans "l'offre culturelle" à l'intérieur d'un "marché". Ah bon...

Dobacaracol


Un petit commentaire. Ça ne se dit pas : « Comme le fleuve je m’abreuve à l’océan de tes pensées » pour la bonne raison qu’un fleuve se jette dans un océan et pas le contraire. C’est pas grave de faire une erreur comme ça en parlant. Mais l’écrire, la chanter, l’enregistrer et la passer à la radio sans que personne ne dise rien, ça en dit long sur la santé de l’industrie culturelle au Québec. Dire qu’il y a du monde qui pense que la musique se porte bien ici. Estie qui faut être dans l’champ.

Polémil Bazar


Le chanteur Hugo Fleury vient d’Alma mais se prend pour Paris au grand complet (incluant les banlieues). Il porte le chapeau croche et fait semblant de jouer de l’accordéon. On m’a d’ailleurs raconté qu’il faisait son smatt en spectacle parce qu’il jouait d’un instrument qui demande une assez grande indépendance des mains mais qu’en réalité il ne jouait jamais des deux côtés en même temps. À part de ça, il a déjà écrit : « Ils envient ma bohème ». Faut le faire quand même. Hugo aurait aussi dit, quelque part, que ses chansons feraient réfléchir les auditeurs à leur insu, trop occupés à s’éclateur sur leurs air endiablés, mais, j’imagine, inconsciemment récepteurs de leurs messages politiques vachement sérieux. Et quelqu'un les a vus à l'émission l'Auberge du chien noir la semaine dernière?

Yann Perreau


Yann faisait partie de Doc et les chirurgiens et c’est un bon chum de Martin Deschamps. Un voyage en Amérique du sud et une nouvelle coupe de cheveux en ont fait un gars super cool qui dit n’importe quoi sur de la musique flyée, mais tout le monde sait que lorsqu’il est chez lui, Yann fait de la poudre sur Suite Madame Blue en pleurant dans un coin.

Dumas


Son look cool et les 302 pistes de n’importe quoi empilées sur ses chansons n’arrivent pas à cacher le fait que Steve reste avant tout un mauvais chansonnier de Victo. « Aweille Stouîve, joues-nous donc Vieux dans l’bas du fleuve!!! Et porte-le au frontibus… ». Visiblement incapable de construire une mélodie acceptable et d’écrire de la meilleure poésie que « C’est le bonheur quand j’erre en silence », Steve s’est construit une image d’intello gêné (il se dit grand lecteur d’Aquin et de Lacan) faussement profond. Mais comme la profondeur du public québécois se mesure plutôt en terme de vide, on n’y a vu que du feu. Le Dr. Snob fut médusé lors de la sortie de son troisième album et de l’unanimité de la réaction du public et des médias. Comment peut-on objectivement trouver ça intéressant ? Et que dire de la pochette. Le concept « image formée à partir de plusieurs petites photos » était sûrement pas mal le fun en 1997 dans le domaine ders posters pour ados vendus par Imaginus dans les cégeps, mais là, 10 ans plus tard, le record de Steve nous fait apprécier le graphisme des derniers disques de Plume.

Les Cowboys fringants


Ils ont composé une couple de chansons un peu dénonciatrices sur leur album Break Syndical, qui étaient tout de même noyées dans une marre de tounes de brosse et même d’une pièce très critique à l’égard de la « gauche » québécoise. Mais les journalistes en mal de pichétries en ont fait un groupe engagé et les Cowboys ont fini par y croire. C’est comme ça que les brosseux de Repentigny ont fini par chanter des trucs du genre : « Non à la domination ». Mais où est donc l’extrême droite lorsqu’on a besoin d’elle?

dimanche 7 janvier 2007

Ça y est!


Bon. Le Dr. Snob vient de lancer son tout premier blog. À venir: critiques de disques, de films et, si on m'invite, de pièces de théâtre. En prime: des potins sur nos vedettes, des chroniques mode et des conseils en matière de bon goût général.

À bientôt.

Dr. Snob