jeudi 8 février 2007
À propos de l'hommage à Dédé Fortin
Ce soir (8 février) se réunissaient sur la scène du Spectrum une pléthore d'artistes qui ont rendu un hommage à Dédé Fortin, le suicidé le plus hot de l'année 2000. Michel Rivard, Antoine Gratton, Marc Déry et Richard Séguin, pour ne nommer que les plus poches, ont tous participé à l'événement qui se voulait un des points forts de la semaine de prévention du suicide. Bref, c'était une "bonne cause". Sans perdre notre temps à relever les apories philosophiques évidentes de cette volonté souvent affirmée par les bien-pensants de "prévenir le suicide", notons seulement que l'instrumentalisation de la figure du populaire chanteur dans ce cadre a quelque chose d'un peu gênant. Car organiser un tel événement hommage pour un gars qui a toujours dit qu'il allait se suicider comme un samouraï (Fortin était un grand admirateur de Mishima et de plusieurs autres auteurs suicidés et/ou défenseurs du suicide), c'est un peu trahir sa mémoire. Si l'on peut dire que le suicide a toujours fait partie de la vie de Dédé Fortin, on peut logiquement conclure que la meilleure façon de lui rendre hommage serait, pour tous les artistes qui ont chanté au Spectrum ce soir, de prendre eux aussi un couteau à patates et de se le fourrer dans l'abdomen à plusieurs reprises. Gageons que le Dr. Snob ne leur rendra pas hommage, lui.
Vu dans le wouarre
Tiré de la dernière édition du Voir Montréal. Ça se retrouve dans une section où plusieurs artistes font part de leurs souvenirs du Café Campus, qui fête ses 40 ans d'existence.
Les souvenirs de Mononc' Serge:
"J'essayais d'entrer au Café Campus quand j'avais 16 ou 17 ans, et alors que mes amies pas plus majeures que moi étaient admises sans difficulté, je me faisais revirer de bord par le portier Claude Larivée (le gars de La Tribu et de la Compagnie Larivée Cabot Champagne, ndlr), devenu depuis producteur de disques et de spectacles. Il allait d'ailleurs me revirer de bord encore une fois à mes 26 ou 27 ans, quand je cherchais à signer mon premier contrat de disque."
Mononc' vient ainsi de se mériter l'immunité à vie de mon docte fiel.
Les souvenirs de Mononc' Serge:
"J'essayais d'entrer au Café Campus quand j'avais 16 ou 17 ans, et alors que mes amies pas plus majeures que moi étaient admises sans difficulté, je me faisais revirer de bord par le portier Claude Larivée (le gars de La Tribu et de la Compagnie Larivée Cabot Champagne, ndlr), devenu depuis producteur de disques et de spectacles. Il allait d'ailleurs me revirer de bord encore une fois à mes 26 ou 27 ans, quand je cherchais à signer mon premier contrat de disque."
Mononc' vient ainsi de se mériter l'immunité à vie de mon docte fiel.
mercredi 7 février 2007
Pierre Lapointe

Le chouchou de Monique Giroux et de Sophie Durocher, deux des nombreuses tartes officiant à la radio d’État (n’oubliez pas qu’on paye le salaire de Christiane Charrette aussi). D’ailleurs, comme la grosse Giroux, ti-Pierre, un gars d’Alma, semble avoir adopté un accent français pour faire intéressant, un peu comme les chansonniers des années 60 (tiens tiens, un autre franchouillant, Hugo Fleury de Polémil Bazar, vient d’Alma aussi…coïncidence ?) Mais revenons à M. Lapointe (pas Hugo, Pierre, m’énervent ces parenthèses…). Son accent des vieux pays faisait partie au début d’un personnage assez réussi de dandy prétentieux. D’après lui, ça l’aidait à passer par-dessus sa gêne d’arriver nus pieds sur scène, d’insulter tout le monde et de chanter comme un Français. Bon, d’accord. Mais là, me semble que la blague a assez durée. Pierre Lapointe est pris dans un personnage un peu ridicule. Pis encore, il est devenu son personnage. Ça a donné un premier album assez bon musicalement (de bonnes mélodies, des arrangements intéressants de Jean Massicotte) mais un gars tellement ridicule lorsqu’il chante « le coloooooombaaaaariuuuuum » avec sa petite voix cassée de faux Parisien que le produit fini est en bout de ligne intégralement minable. Et ça s’améliore pas avec la suite : le second album renchérit dans la franchouillardise de bas étage, le twitt ayant même intégralement copié « Poupée de cire, poupée de son » de France Gall pour son hit « Deux par deux rassemblés ».
lundi 29 janvier 2007
Le Docteur y sera

Le Dr. Snob ne fait pas que chier sur la culture. Parfois il l'aime, surtout lorsqu'elle prend elle-même la forme d'un tas de marde. La Cinémathèque québécoise présentera le classique de John Waters "Polyester", en version doublée au Québec (avec les voix, entre autres, de Jean-Louis Millette, Normand Brathwaite, Mario Lirette et Louise Portal) dans le cadre de la Nuit blanche de Montréal en lumière. Et en plus, le film est présenté en odorama, avec les même cartes "scratch and sniff" qui étaient distribués aux spectateurs lors de la présentation originale en salle!!! C'est gratuit et les cartes coûtent 1$. Ça se passe le 3 mars à 22h, 23h30 ou 1h. Oh que j'ai hâte.
Voici le lien:
http://www.cinematheque.qc.ca/affiche/projections.html
L'industrie culturelle au Québec
Pierre Paquet, président-éditeur de l'hebdomadaire Voir, dans le cahier spécial Voir Montréal 20 ans.
"Nous devons au milieu culturel du Québec de continuer à être un partenaire fiable, consciencieux et honnête, qui ne fait pas de production artistique ni de gestion des arts, mais qui communique le mieux possible à un public affamé cette merveilleuse offre culturelle dont nous bénéficions au Québec, malgré la petitesse de notre marché".
Si le Dr. Snob a bien compris, le "milieu culturel" d'ici ne fait surtout pas de production, ni de gestion, donc il est tout sauf une industrie, mais d'un autre côté, il est un "partenaire" et fait dans "l'offre culturelle" à l'intérieur d'un "marché". Ah bon...
Dobacaracol

Un petit commentaire. Ça ne se dit pas : « Comme le fleuve je m’abreuve à l’océan de tes pensées » pour la bonne raison qu’un fleuve se jette dans un océan et pas le contraire. C’est pas grave de faire une erreur comme ça en parlant. Mais l’écrire, la chanter, l’enregistrer et la passer à la radio sans que personne ne dise rien, ça en dit long sur la santé de l’industrie culturelle au Québec. Dire qu’il y a du monde qui pense que la musique se porte bien ici. Estie qui faut être dans l’champ.
Polémil Bazar

Le chanteur Hugo Fleury vient d’Alma mais se prend pour Paris au grand complet (incluant les banlieues). Il porte le chapeau croche et fait semblant de jouer de l’accordéon. On m’a d’ailleurs raconté qu’il faisait son smatt en spectacle parce qu’il jouait d’un instrument qui demande une assez grande indépendance des mains mais qu’en réalité il ne jouait jamais des deux côtés en même temps. À part de ça, il a déjà écrit : « Ils envient ma bohème ». Faut le faire quand même. Hugo aurait aussi dit, quelque part, que ses chansons feraient réfléchir les auditeurs à leur insu, trop occupés à s’éclateur sur leurs air endiablés, mais, j’imagine, inconsciemment récepteurs de leurs messages politiques vachement sérieux. Et quelqu'un les a vus à l'émission l'Auberge du chien noir la semaine dernière?
Yann Perreau

Yann faisait partie de Doc et les chirurgiens et c’est un bon chum de Martin Deschamps. Un voyage en Amérique du sud et une nouvelle coupe de cheveux en ont fait un gars super cool qui dit n’importe quoi sur de la musique flyée, mais tout le monde sait que lorsqu’il est chez lui, Yann fait de la poudre sur Suite Madame Blue en pleurant dans un coin.
Dumas

Son look cool et les 302 pistes de n’importe quoi empilées sur ses chansons n’arrivent pas à cacher le fait que Steve reste avant tout un mauvais chansonnier de Victo. « Aweille Stouîve, joues-nous donc Vieux dans l’bas du fleuve!!! Et porte-le au frontibus… ». Visiblement incapable de construire une mélodie acceptable et d’écrire de la meilleure poésie que « C’est le bonheur quand j’erre en silence », Steve s’est construit une image d’intello gêné (il se dit grand lecteur d’Aquin et de Lacan) faussement profond. Mais comme la profondeur du public québécois se mesure plutôt en terme de vide, on n’y a vu que du feu. Le Dr. Snob fut médusé lors de la sortie de son troisième album et de l’unanimité de la réaction du public et des médias. Comment peut-on objectivement trouver ça intéressant ? Et que dire de la pochette. Le concept « image formée à partir de plusieurs petites photos » était sûrement pas mal le fun en 1997 dans le domaine ders posters pour ados vendus par Imaginus dans les cégeps, mais là, 10 ans plus tard, le record de Steve nous fait apprécier le graphisme des derniers disques de Plume.
Les Cowboys fringants

Ils ont composé une couple de chansons un peu dénonciatrices sur leur album Break Syndical, qui étaient tout de même noyées dans une marre de tounes de brosse et même d’une pièce très critique à l’égard de la « gauche » québécoise. Mais les journalistes en mal de pichétries en ont fait un groupe engagé et les Cowboys ont fini par y croire. C’est comme ça que les brosseux de Repentigny ont fini par chanter des trucs du genre : « Non à la domination ». Mais où est donc l’extrême droite lorsqu’on a besoin d’elle?
dimanche 7 janvier 2007
Ça y est!
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